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Informations générales de facture d’orgue

Souvent, le buffet de l’orgue rend compte
de ses différents plans sonores.

L’orgue à tuyaux est un instrument musical fascinant. Il est composé de sections ou « plans sonores » appelés Grand Orgue, Récit, Positif, Solo et Pédale. D’un orgue à l’autre, ces noms prendront la forme anglaise (Great, Swell, Choir, Solo et Pedal), allemande (Hauptwerk, Brustwerk, Positiv, Schwellwerk, Pedal) ou autre. Les plans sonores comprennent un certain nombre de jeux, chacun étant conçu pour émettre un son ou un timbre distinct, comme une flûte ou un hautbois. Normalement, chaque jeu correspond à une seule rangée de tuyaux dont chacun répond à une note du clavier ou du pédalier. Certains jeux fonctionnent avec plus d’un tuyau ou plus d’un rang par note : un jeu de mixture, par exemple, correspond à plusieurs rangs par note alors qu’un jeu ondulant, telle la Flûte céleste, est généralement doté de deux rangs.

L’orgue à tuyaux est un instrument musical fascinant. Il est composé de sections ou « plans sonores » appelés Grand Orgue, Récit, Positif, Solo et Pédale. D’un orgue à l’autre, ces noms prendront la forme anglaise (Great, Swell, Choir, Solo et Pedal), allemande (Hauptwerk, Brustwerk, Positiv, Schwellwerk, Pedal) ou autre. Les plans sonores comprennent un certain nombre de jeux, chacun étant conçu pour émettre un son ou un timbre distinct, comme une flûte ou un hautbois. Normalement, chaque jeu correspond à une seule rangée de tuyaux dont chacun répond à une note du clavier ou du pédalier. Certains jeux fonctionnent avec plus d’un tuyau ou plus d’un rang par note : un jeu de mixture, par exemple, correspond à plusieurs rangs par note alors qu’un jeu ondulant, telle la Flûte céleste, est généralement doté de deux rangs.

Un jeu de 8′ sonne à la même hauteur que les notes d’un piano, tandis qu’un 16′ sonne une octave plus bas, un 4′ une octave plus haut et un 2′ deux octaves plus haut. Les grandes orgues peuvent comprendre quelques jeux de 32′ — dont l’octave la plus grave est davantage ressentie dans le creux de l’estomac que perçue par les oreilles — alors que les tuyaux les plus courts auront une longueur de 1/16′. Certains noms de jeux comportent une fraction : ils produisent des sons qui forment un certain intervalle avec le son fondamental, ce qui donne lieu à des couleurs de synthèse particulières. Ainsi, un Nazard 2 2/3′ sonne une octave et une quinte plus haut que le son fondamental, et quand il est combiné à une Flûte 8′, il émet un son élégant et pénétrant propice à à l’énoncé d’un solo.

Des centaines de tuyaux de formes et de dimensions diverses peuvent se côtoyer sur un sommier.

On distingue deux grandes familles de tuyaux : les jeux à bouche et les jeux à anche (ou jeux d’anche). Les jeux à bouche constituent à peu près 80 % de l’ensemble et ils sont construits à la manière de sifflets, dont le son est produit à la hauteur de la bouche. Dans les jeux d’anche, le son est émis dans le pied du tuyau où, au contact de l’air, une languette de métal est mise en vibration contre une rigole de cuivre; le son mordant qui en résulte est alors amplifié par le résonateur du tuyau. Selon la sonorité recherchée, la forme de la rigole et du résonateur varie grandement. Les tuyaux sont généralement construits d’alliages à forte teneur en étain et en plomb dans des proportions variables avec des traces d’autres métaux qui leur confèrent une plus grande rigidité. Ils peuvent aussi être faits de bois ou de zinc, souvent pour des raisons relatives au timbre.

Les tuyaux sont installés en rangées sur des sommiers, semblables à des tables massives, qui contiennent les mécanismes permettant aux tuyaux de parler en réponse à une commande de la console. Dans un orgue à traction mécanique, les claviers sont reliés mécaniquement à des soupapes qui ouvrent ou ferment l’accès du vent vers tous les rangs de n’importe quelle note de l’instrument. Avec les sommiers électriques modernes, les soupapes ou les boursettes sont contrôlées électriquement grâce à un système électronique d’accouplement.

La plupart du temps, les sommiers sont de forme rectangulaire; ils mesurent au moins 8′ de long sur 3′ de large, et ils ont une épaisseur de 12", quoique ceux d’instruments plus considérables puissent être sensiblement plus gros. Une ou plusieurs passerelles d’accord, d’une largeur minimale de 12", doivent parcourir toute la longueur du sommier pour faciliter l’accord et l’entretien. De plus, un dégagement de 42" sous chaque sommier est souhaitable pour accéder à ses mécanismes internes par le dessous.

À l’arrière-plan, les volets horizontaux permettent un contrôle
du niveau sonore de la section.

Le vent qui alimente en air les tuyaux est produit par une soufflerie et canalisé jusque dans l’instrument par des porte-vent. Les dimensions de cette soufflerie varient selon les besoins en vent et les pressions requises; la puissance de son moteur, qui nécessite d’ordinaire une connexion électrique triphasée, s’étend de moins de 1 HP à plus de 10 HP. Les réservoirs servent à stabiliser le vent provenant de la soufflerie et ils sont placés à un point stratégique du système d’alimentation; ils se présentent comme des boîtes rectangulaires dotées d’un couvercle flottant maintenu en place par des ressorts de torsion ou à boudin. De nombreux orgues intègrent aussi des régulateurs de type schwimmer installés dans la partie inférieure des sommiers pour mieux stabiliser la pression du vent.

Certaines sections de l’orgue (ex. la tuyauterie du Récit) sont aménagées dans une grande boîte — appelée « boîte expressive » — analogue à une pièce qui serait fermée par des panneaux de bois massif. Un ou plusieurs murs de cet espace clos présentent des volets mobiles qui s’ouvrent ou se ferment en réponse aux commandes de l’organiste, ce qui permet d’obtenir des effets dynamiques très recherchés.

Si on pouvait voir un orgue à vol d’oiseau, on constaterait qu’en règle générale il occupe au sol un espace rectangulaire, idéalement plus large que profond. La surface requise pour l’installer peut être calculée sommairement sur la base de 10 pieds carrés par jeu, en supposant que le plafond est à 20′. Il devient possible de superposer les plans sonores quand ce plafond excède 20′. Le poids de l’instrument est habituellement de 600 lb par jeu, donc une charge de 60 lb par pied carré. Quand les plans sonores sont empilés, la charge double à 120 lb par pied carré.


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