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La console

La console de l’orgue évoque un bureau où l’organiste s’assoit pour jouer de la musique. Elle est intégrée au buffet ou installée à une courte distance de celui-ci quand il s’agit d’un orgue à traction mécanique. La console d’un orgue à traction électrique forme souvent un meuble séparé et mobile, raccordé à l’instrument par un câble à travers des conduits. Les paragraphes ci-dessous déclinent les parties caractéristiques de cet élément central de l’instrument.

Une console à trois claviers dont les jeux en gradins
sont disposés en angle par rapport à l’organiste.

Dans la console, les claviers manuels sont centrés et disposés en escalier. Les plus petits instruments n’ont qu’un clavier pendant que les plus importants en comptent cinq ou davantage. En général, chaque clavier est associé à un plan sonore. Par exemple, dans une console à trois claviers, le clavier supérieur commande normalement le Récit; le clavier du milieu permet de faire entendre le Grand Orgue et le clavier inférieur est relié au Positif.

Le pédalier est un clavier de 32 notes placé sous les claviers manuels, au niveau des pieds de l’organiste qui vont en actionner les touches.

À quelques exceptions près, toutes les consoles présentent des tirants de registre, lesquels servent à sélectionner les jeux. Disposés de chaque côté de la console, ils sont groupés par plan sonore. On trouve aussi des consoles compactes où les jeux sont appelés par des dominos.

Les accouplements permettent à l’organiste d’« accoupler » les plans sonores pour les commander à partir d’un seul clavier : ainsi, avec l’accouplement du Récit au Grand Orgue, on peut jouer au Grand Orgue et faire entendre simultanément des jeux choisis dans les deux sections. Les accouplements à l’unisson (en 8′) réunissent deux claviers au même diapason; quant aux accouplements graves (en 16′), ils font sonner le clavier accouplé (le Récit dans l’exemple ci-dessus) une octave plus bas sur le clavier de destination (le Grand Orgue); inversement, les accouplements aigus (en 4′) font entendre le clavier accouplé une octave plus haut sur le clavier de destination.

Des boutons-poussoirs permettent à l’organiste
de programmer ses registrations à l’avance
et de les commander au moment voulu.

Grâce au combinateur et à un système de boutons-poussoirs et de pistons, l’organiste peut ajouter ou retrancher un ensemble de jeux qu’il a programmés à l’avance en appuyant sur une pièce mobile, soit avec le pouce, soit avec la pointe du pied. Les boutons-poussoirs sont situés sous chaque clavier manuel pour être à portée du doigt en cours d’exécution. De même, les pistons (ou « champignons ») sont placés juste au-dessus du pédalier, à portée du pied de l’interprète. Certains de ces dispositifs influent sur les jeux d’un seul plan sonore : on les appelle les combinaisons partielles. D’autres commandent les jeux et les accouplements de toutes les parties de l’orgue : ce sont les combinaisons générales.

Le séquenceur (en anglais stepper) est un dispositif qui permet de progresser dans une succession de combinaisons générales programmées à l’avance par l’organiste : pour faire défiler ses registrations, il n’a qu’à appuyer à répétition sur le même piston, lequel occupe une place centrale sur la console. Le séquenceur réduit donc le stress du musicien et lui fait gagner du temps en lui évitant d’avoir à chercher le bon piston pendant qu’il joue; cet appareil est particulièrement apprécié des organistes de passage pour un concert.

Sous les claviers, au-dessus du pédalier, on trouve des pédales à bascule, normalement centrées sur la console. Chaque pédale est reliée à une section expressive de l’orgue; elle permet à l’organiste d’ouvrir et de fermer du pied les volets de la grande boîte où sont enfermés les tuyaux. Sur certains instruments, la pédale disposée à l’extrême droite active une fonction de crescendo qui appelle graduellement des jeux et des accouplements dans un ordre préprogrammé par l’organiste.


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